Je posais les pieds sur le plancher froid de mon local de biologie. Même mes ballerines ne pouvaient pas me protéger de la froideur. Je frissonnais sous ma veste grise, et me dirigeais vers mon comptoir noir. Jake fit son entrée, frimeur. Il me vit et vint à moi.
-Hé !
-Jake, dis-je, froide.
Nous partagions le comptoir depuis la première semaine de Novembre, et c'était tout le temps la même scène. Il posait toujours ses paumes sur mon ventre, ou mon bas-ventre. Je les poussais tout le temps vers son propre ventre, cependant, il insistait. Je tolérais, puisqu'il ne me touchait que le ventre. Cette fois, il posa la paume droite sur mon ventre, et la fit glisser vers le bas de ma jupe pencil. Inquiète, je me protégeais en posant les doigts sur les siens, et en poussant de toutes mes forces pour éloigner ses paumes. Il rit doucement, et lorsque le professeur plongea le local dans le noir, je mordillais ma lèvre inférieure, inquiète. Jacob me vit, et probablement pour me détendre, il roula vers moi et posa les lèvres sur ma joue rouge.
-Détends-toi, Leah, dit-il doucement.
-Ne me touche pas ! dit-je lentement.
Il fit monter doucement ses doigts vers mon ventre.
-Pourquoi ?
Il tira doucement mon bras. Le bord de ma chaise haute frotta contre la sienne, et il posa de nouveau ses lèvres sur ma joue. Il glissa quelques doigts sous mon gilet gris, frôlant ma peau. Lorsqu'il me toucha le ventre, j'ouvris la bouche, et étonnée, osait enfin me dire que je voulais qu'il me touche. Enfin, il posa ses lèvres sur les miennes. Ses lèvres étaient tièdes, il était trop doux pour que je veuille résister. Il posa la main droite sur le bas de ma robe, je ne dis rien. Heureusement qu'elle était étroite ! Il réussit à glisser quelques doigts sous cette dernière, se mit à frôler ma peau, doucement.
Lorsque le professeur intervint pour que trois filles cessent de parler, je poussais doucement Jake, nerveuse à l'idée qu'on me voie dans cette position.
-Détends-toi, répéta-t-il.
Il prit mes mollets entre ses doigts, tira doucement et les posa sur son jean. Il glissa encore ses doigts sous ma robe, et embrassa doucement ma joue, mon menton, mon front. Je rougis doucement. Depuis cette première semaine de novembre, depuis qu'il était près de moi en biologie, tous les jours ou presque, je voulais le toucher, qu'il me touche. Évidemment, je tentais qu'il ne voit rien.
Il remonta ma robe vers mes hanches, doucement, lentement. Nerveuse, je tremblais quelque peu lorsque je posais les doigts sur les siens pour l'empêcher de trop me toucher. Il le vit, et prit mes doigts entre les siens. Il mit mes doigts sur sa joue, posa ses lèvres sur ma paume quelque fois, pour me détendre. Je profitais de ces baisers pour remonter ma robe, ce qu'il vit. Il rigola doucement, n'insista pas. Il me leva et me posa sur ses genoux.
-Je te nomme officiellement ma princesse, dit-il doucement.
Je rougis encore, il ne le vit pas, heureusement. Je posais ma tête près de sa mâchoire, et priais pour que ce soit la réalité, et non un rêve.
Le film prit fin, il m'emmena directement à l'extérieur, me couvrit de sa veste grise me tira doucement vers sa voiture, véritable tas de ferraille. Il m'ouvrit la portière, et je posais mes fesses sur le siège 3 places froid. Il se mit à pleuvoir, et lorsqu'il me vit, frigorifiée, il vint à moi.
-Et si c'était un rêve ? dis-je.
-Je reste, dit-il. Toute la vie.
à suivre...